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Communiquer avec une personne ayant un handicap mental

Le handicap mental est fréquemment assimilé à la trisomie 21, alors qu’il recouvre des situations individuelles et des groupes de personnes aux pathologies identiques. D’ailleurs, il ne se voit pas toujours. Les origines peuvent être d’ordre génétique, congénitale, accidentelle...

Le handicap mental entraîne toujours une déficience intellectuelle plus ou moins importante, qui peut s’accompagner d’autres troubles dits associés : moteurs, sensoriels ou psychiques plus ou moins sévères.

Pour les personnes handicapées mentales, la difficulté de communication se traduit principalement par un problème de compréhension  et de prise de parole. Communiquer avec une personne déficiente intellectuelle n’est pas toujours facile. Certaines utilisent un vocabulaire restreint, pour d’autres c’est la construction des phrases qui reste complexe.

Elles peuvent éprouver quelques difficultés dans leur :

  • capacité d'abstraction (en particulier, difficulté ou absence de lecture et d'écriture),
  • capacité d’apprentissage,
  • capacité de concentration (l'attention ne peut être soutenue longtemps),
  • capacité de coordination (de gestes, maladresse et lenteur de mouvements),
  • capacité de mémorisation,
  • capacité de communication (relation avec l'autre),
  • capacité de repérage dans le temps et dans l'espace,
  • capacité relationnelle (difficulté d’intégration dans un groupe),
  • capacité à apprécier la valeur de l’argent,
  • capacité à faire des choix et/ou décider.

Le handicap mental ne se guérit pas mais une action éducative, thérapeutique et pédagogique adaptée peut en réduire les conséquences et apporter à la personne qui en est atteinte la plus grande autonomie possible.

Quelques conseils pour une bonne communication :

  • Ecouter attentivement, être patient, être disponible,
  • Rester naturel, ne pas parler trop vite, sans pour autant infantiliser la personne,
  • Utiliser le vouvoiement,
  • S’adresser directement à la personne (si elle est accompagnée),
  • Utiliser des mots simples et des phrases courtes, formuler des idées et des réponses claires,
  • Reformuler,
  • S’assurer que la personne a compris en lui suggérant qu’elle-même reformule vos propos,
  • Proposer de l’aide, mais ne pas faire à la place de la personne,
  • Eviter les situations d’incertitude car elles sont source de stress.

Pour en savoir plus : www.unapei.org et www.adapei33.com